24.09.2007

En faillite? Oui mais pas eux !

b33a2fa9029897a8785dda68158770d3.jpgL'Etat est en faillite ! Ce n'est pas moi qui le dit, mais le Premier Ministre lui même. (propos tenus vendredi 21 septembre en Corse devant des agriculteurs)
Pour une fois la démagogie n'est pas au rendez vous, quoique le bonhomme a vite dû adoucir ses propos (cf LeMonde 24 septembre 2007). Mais la faute à qui? Selon M. Fillon, cela fait plus de 25 ans que la France est dans cet état lamentable, le tout petit Président va tout arranger avec son programme de droite... cette même droite qui a tenu les reines de ce pays depuis plus de 5 ans avec Sarkozy de Nagy Bocsa à l'économie et au Budget ! Ah quelle belle amnésie collective... vous avez dit un changement? Avec les mêmes personnes et les mêmes idées?
De 2002 à 2007, les déficits n'ont cessé d'augmenter, la croissance avoisinant les 1,5 % annuels en moyenne. Conséquence : 1150 milliards d'euros de dette. La note est salée. On aurait pu croire à quelques économies... mais que neni,
le Président a remercié gracieusement ses amis millionnaires de leurs "amitiés" en leur offrant 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux en quelques mois.

La gauche s'en offusque mais brisée par des querelles internes, aucun ne l'écoute.
Le gouvernement souhaite apparemment une politique plus rigoureuse, le président souhaite continuer (et on sait qui est le chef), les pauvres payeront, ils ont l'habitude et de toute façon ils ne votent plus.

En tout cas cette soi disante "gaffe" de Fillon tombe terriblement bien au moment des réformes que souhaite conduire l'Elysée sur le régime des retraites : les régimes spéciaux, l'allongement des durées de cotisations, la suppression de fait des départs en préretraites. On prépare l'opinion, on la teste... quand il y aura des manifs syndicales contre les réformes le peuple aura bien compris par les médias qu'il faut tout accepter ("vous comprenez la France est en faillite, c'est même le Premier Ministre qui l'a dit !" propos bientôt tenu dans le JT de 13 heures de Pernaut) ... même la régression. Évidemment le système est a revoir, notamment la redéfinition des métiers à risques (les métiers durs doivent avoir un régime de retraite plus favorable que les autres et que l'on soit dans le publique ou le privé) mais de là à accepter n'importe quoi pour payer une dette aggravée à cause des cadeaux pour les plus riches...

Bref les pauvres vous avez compris : travaillez plus !


Vincent

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